Ananas sur la pizza, bien cuit, sauce à part : sept « crimes » qu'on arrête de vous faire porter
Photo: Elsie Hui, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons
Il y a des confessions qu'on murmure. « Je préfère mon steak bien cuit. » « J'aime tremper mes frites dans mon milkshake. » Et là, l'assemblée se crispe. Chez Chacun Ses Goûts, on a décidé de faire amende honorable : voici sept préférences traînées dans la boue, réhabilitées une bonne fois pour toutes.
1. L'ananas sur la pizza
Commençons par le monument. L'ananas sur la pizza, c'est le procès le plus médiatisé de l'histoire de la gastronomie moderne. Détail savoureux : la pizza hawaïenne a été inventée au Canada en 1962, par Sam Panopoulos, un restaurateur grec. Elle n'a jamais prétendu être italienne. Et l'acidité sucrée de l'ananas avec le sel du jambon ? C'est de la cuisine classique, point. Le jambon-ananas mérite la paix.
2. Le steak bien cuit
Les puristes tiquent, mais un steak bien cuit n'est pas un steak raté : c'est un choix de texture. Le plaisir, c'est vous qui décidez de la cuisson — personne d'autre.
3. La sauce à part
Certains ne veulent pas que leur sauce noie le plat. Trempée à la fourchette, dosée à la bouchée : c'est du contrôle, pas de la barbarie.
4. Le pain avec les pâtes
L'Italie juge, la France savoure. Saucer une sauce tomate avec un bout de baguette, c'est du bon sens paysan.
5. Le café au lait du matin… et l'après-midi
Le cappuccino après 11 heures ? Les Italiens haussent les sourcils, mais personne n'a jamais signé de traité international sur le sujet.
6. Le fromage au dessert… ou pas de fromage du tout
Sauter le plateau de fromages pour aller direct au dessert n'a jamais fait de vous un barbare. Juste quelqu'un de gourmand et de décidé.
7. Le ketchup sur tout
Oui, même sur les haricots verts. Le ketchup, c'est sucré, acide, salé : les trois piliers du goût. Les enfants l'ont compris avant nous.
Le plaisir n'a pas d'apôtre
Les études sur le goût le confirment : nos préférences sont façonnées par l'expérience, la culture, la mémoire. Il n'existe aucune hiérarchie objective du délicieux. Les « hérésies » d'aujourd'hui sont souvent les classiques de demain — demandez au risotto à la truffe, longtemps suspect, ou au burger qui a mis un siècle à se faire accepter dans les bistros français.
Alors la prochaine fois qu'on vous juge sur votre ananas, souriez. Vous êtes en bonne compagnie : celle de tous ceux qui mangent ce qu'ils aiment, sans demander la permission.